Nouvelles de chantier

Comme vous le savez, on m’a récemment confié un projet de réaménagement : la transformation d’un couloir en bureau (petit rappel ici).

Après divers consultations, shoppings, croquis et partages d’idées, le projet avance à grand pas, puisque l’ambiance générale, les matériaux et la décoration principale ont été validés par les propriétaires. Pour les curieux, voici les premières informations…

Ce petit espace de transition (2m de large sur 2,70m de long), qui était occupé par une grande bibliothèque et une penderie avait tout d’un couloir : étroit (puisque rétréci par les meubles de part et d’autre) et sombre (petite fenêtre, peinture orange).

BureauL’objectif est donc double : apporter de la luminosité et conférer un véritable usage de pièce à cet espace (par opposition au couloir de passage). Seule contrainte : utiliser le magnifique bureau de métier que possèdent les propriétaires (en chêne avec sous main en cuir vert). J’ai donc tout naturellement travaillé sur les couleurs et matières des murs.

Tout d’abord, pour plus de luminosité et de clareté, le mur sur lequel est situé l’unique petite fenêtre sera peint en blanc, ainsi que toutes les boiseries (plinthes, portes…). Le mur perdenculaire à la fenêtre (et visible du séjour) sera traité de façon plus graphique, avec un papier peint clair et mat à arabesques. Les autres murs seront recouverts d’une peinture très claire (entre gris pale et mauve) coordonnée au papier peint (son nom : Opaline - castorama colours).
Le fait d’utiliser deux couleurs permet de rendre l’espace plus chaleureux. Le papier peint apporte une touche “feutrée” et une belle transition depuis le séjour. En n’en recouvrant qu’un seul pan de mur, il permet également, visuellement, de rendre la pièce plus carrée.

Pour agrandir l’espace (sur la largeur), un grand miroir rond sera placé au dessus du bureau. Ce miroir, face à la fenêtre, permettra également une meilleure diffusion de la lumière et constitue, de part sa dimension, une sorte de percée vers la pièce contigüe.

Lampe Tommy - HabitatPour la décoration et l’ambiance générale de la pièce, nous avions la volonté de rester dans un esprit calme et épuré. C’est donc le métal (à la fois brillant, sobre et réfléchissant la lumière) qui s’est imposé. De plus, le dialogue entre le bois (du bureau et du parquet) et le métal des objets confèrent un caractère “industriel” très interessant. Parmi les objets phares : un duo de lampes de bureau (Tommy) d’Habitat, toujours dans l’esprit “industriel”.

J’ai également proposé un alignement de cadres en alu (de tailles variées mais callés sur la même ligne de base) dans le prolongement de la fenêtre sur toute la longueur du mur. L’ajout de photos et images personnelles (dans les cadres alu) non seulement dynamisera l’espace (différences de format et de couleur) mais finalisera aussi la déco pour rendre l’espace plus intime.

Quelques petits éléments restent encore en suspens… mais les travaux (ponçage, peinture, ajout de prises électriques…) avancent dare-dare et je pense pouvoir vous montrer des photos avant-après d’ici deux ou trois semaines !

Portes coulissantes (parenthèse littéraire)

Dans mon livre de chevet du moment, je suis tombée sur un paragraphe qui m’a particulièrement touché et que je souhaite partager avec vous. Il s’agit d’une magnifique ode à la porte coulissante (par opposition aux portes battantes classiques) :

“Dès le premier film, Le Goût du riz au thé vert, j’avais été fascinée par l’espace de vie japonais et par ces portes coulissantes refusant de pourfendre l’espace en glissant en douceur sur des rails invisibles. Car, lorsque nous ouvrons une porte, nous transformons les lieux de bien mesquine façon. Nous heurtons leur pleine extension et y introduisons une brèche malavisée à force de mauvaises proportions. Si on réfléchit bien, il n’y a rien de plus laid qu’une porte ouverte. Dans la pièce où elle se trouve, elle introduit comme une rupture, un parasitage provincial qui brise l’unité de l’espace. Dans la pièce contigüe, elle engendre une dépression, une fissure béante et néanmoins stupide, perdue sur un bout de mur qui eût préféré être entier. Dans les deux cas, elle perturbe l’étendue sans autre contrepartie que la licence de circuler, laquelle peut pourtant être assurée par bien d’autres procédés.
La porte coulissante, elle, évite les écueils et magnifie l’espace. Sans en modifier l’équilibre, elle en permet la métamorphose. Lorsqu’elle s’ouvre, des lieux communiquent sans s’offenser. Lorsqu’elle se ferme, elle redonne à chacun son intégrité. Le partage et la réunion se font sans intrusion. La vie y est calme promenade, lorsqu’elle s’apparente chez nous à une longue suite d’effractions.”

Extrait de L’Elégance du hérisson de Muriel Barbery, éditions Gallimard

Coup de coeur

Je vous avais parlé du grand retour du porte-manteau dans nos intérieurs (ici). Et bien, je viens de tomber sous le charme de celui-ci : Patère

Edité par Presse Citron et disponible sur le site Homology.com, cette patère “Réso Triple” rassemble tout ce que j’aime : de la légèreté, un petit côté “décalé”, des petites fleurs, tout en étant sobre et très classe.

Véritable décoration végétale, ce porte manteau s’harmonisera aussi bien dans un intérieur très coloré que dans une nouvelle déco tout en noir et blanc. Son prix : 115 euros

Bonne année

Très bonne année 2007 à toutes et tous : de la couleur, du bonheur et pleins de projets !